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Les Origines des Jardins

 

 

La création des Jardins de Bagatelle est en partie à l’origine de la construction de la demeure.

En 1750, Abraham van Robais, riche descendant d’une famille hollandaise qui avait fait fortune dans le textile, décidait de construire à m’extérieur de la cité une « Folie »

Dérivé du mot latin « foleia »  (Feuilles), le terme « Folie » a désigné d’abord une habitation dans la verdure, et s’est étendu plus tard également aux jardins qui entouraient ces demeures.

Dans l tradition de « Le Notre », il fut aménagé devant les salon un Tapis Vert, entouré d’une double rangée de tilleuls, avec un grand bassin au fond.

 

Sur la droite du Tapis Vert, des travaux de terrassement avaient permis de créer une « Butte », du haut de laquelle la perspective sur le jardin enchantait les visiteurs qui quittant l’allée sous les tilleuls se promenaient dans les sous-bois aménagés.

En 1763 Roland de la Platière écrit : « ……. Au-delà sont des jardins, distribués en parterres : boulingrins, cabinets, niches, bosquets, petites allées couvertes, pièces d’eau, grandes et belles allées, enfin tout que l’art peut employer pour seconder la nature dans un bon terrain pour l’ornement d’un lieu. La situation est fort basse, quoiqu’on ait élevé des allées et une coquille d’escargot ou autre qui domine sur tout et au haut de laquelle est un jolie cabinet de verdure…… »

 

Sur la façade Ouest de la maison fut aménagé un « Boulingrin », conçu pour différents jeux de boules et de croquet.

 

Une deuxième description de Bagatelle et de ses jardins nous vient de Michel-Jean Sedaine (1719-1797), auteur dramatique célèbre en son temps, qui en parle d’abord dans sa correspondance :

 

« ……. Son jardin est un lieu délicieux, ou le philosophe le moins abstrait

douterait souvent de son existence……., c’est une merveille enfin ! ……. »

 

En 1770, un long poème de cet auteur était imprimé avec les extraits suivants évoquants les jardins :

« Fontaine, bosquets avec art quinconcés,

Je vois à l’occasion un riant Belvédère

Sur un bastion de verdure ».

Et plus loin :

« Ici sont des bosquets

et là des trônes de fougère

plus haut des rameaux nuancés festonnent

jasmin, rosier, laurier, iris … ; oiseaux ».

 

 

 

 

La fin du siècle et la Révolution Française

 

A la Révolution Française et après la mort de Abraham van Robais, la branche principale des van Robais vendait Bagatelle et quittait la France. L’avenir de Bagatelle fut alors incertaine pendant une vingtaine d’années durant lesquelles elle change fréquemment de propriétaire voir de locataire.

Son bassin fut comblé après qu’elle fut acquise par un charpentier du Faubourg Saint Gilles. Vraisemblablement on a détruit ce bassin, comme beaucoup d’autres pendant la Révolution, pour utiliser le plomb et le cuivre, matériaux très prise, qui en liaient les pierres.

 

 

Les Jardins de Bagatelle et la famille de Wailly

 

Le 22 mars 1810, Gabriel Warnier de Wailly, ancien officier émigré de l’Armée des Prices, commandant de la place de Laon, chevalier de Saint Louis, devenait proprietaire de Bagatelle. Durant son émigration il avait été « jardinier » à Osnabruck.

Une brassée d’hommes et femmes remarquables issues de cette famille allait, pendant 175 ans, s’occuper de Bagatelle et de ses jardins.

Son fils, Auguste de Wailly, capitaine de corvette, a marqué Bagatelle par des achats importants de terres et par la plantation d’arbres rares, ramenés de ses voyages. De nombreux spécimens datant de cette époque font bénéficier aujourd’hui le parc de leur maturité épanouie.

 

Paul de Wailly, fils d’Auguste, contribuera pour sa part à l’aménagement définitif du Parc à l’Anglaise qui s’étend sur 10 hectares. Dans l’esprit du temps il planta une dentelle de buis sur le tapis vert et aménage des parterres avec des plantes méditerranéennes et exotiques.

 

Le fils de Paul, Jacques de Wailly, a été confronté à la lourde tache de restaurer les bâtiments après la 2ème guerre mondiale, mais n’a pas négligé pour autant les jardins.

Dans la mémoire de maints Abbevillois, on parle encore avec nostalgie des beaux Jardins de Bagatelle, des guirlandes de lierre, parterres de fleurs…

Hasard ou signe du destin ? Jacques de Wailly était un architecte-paysagiste de renom…

 

Pour les Jardins de Bagatelle, le décès de Jacques en 1972 signifiait la fin d’une époque. Les nouveaux propriétaires, depuis 1998,  travaillent pour rendre aux jardins leur éclat d’antan. Avec l’aide de l’architecte paysagiste Antony Young un projet de restauration et d’embellissement fut entamé et ont mené à l’ouverture au public des Jardins depuis 2000.

 

 

 

 

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